Questions et réponses sur l'arrosage

De quoi est composé classiquement un système d’arrosage automatique intégré ?

Un système d’arrosage est toujours composé d’une source d’eau, de conduites et enfin d’un diffuseur.
La source peut être l’eau de distribution munie ou non d’un groupe surpresseur ou tout autre réserve d’eau (citerne, plan d’eau…)
Les conduites serviront à amener l’eau jusqu’au diffuseur.
Le ou les diffuseurs sont l’intermédiaire entre la plante et les conduites. Ils peuvent être de types différents : arroseur, brumisateur, goutteurs…
Il est possible d’automatiser ce genre de réseau grâce à des électrovannes, vannes pilotées, qui sont commandées électriquement (basse tension) par un programmateur.
Il existe des électrovannes avec un programmateur simplifié intégré. Ce système offre l’avantage d’être autonome et dispense donc de tirer des câbles.

J’ai des difficultés à régler mes arroseurs. Auriez-vous une astuce ?

Tout arroseur à angle réglable a un point fixe. Il s’agit du point de départ de l’angle d’ouverture. Les arroseurs TORO ont tous leur point fixe à gauche. Il est donc toujours possible d’augmenter ou de diminuer l’angle du côté droit. Pour arroser plus à gauche, ouvrir l’angle avec une rotation anti-horaire, il faut mécaniquement tourner l’arroseur.

J’ai des zones de flaquage dans ma pelouse. Comment peut-on remédier à cela ?

Il est important dans ce cas de vérifier tous les composants du système. Une pression trop faible peut engendrer un mauvais fonctionnement des arroseurs. Un arroseur mal réglé et/ou obturé par des particules et/ou pas correctement monté et/ou dont le jet est brisé par un obstacle peut très vite provoquer une zone de flaquage dommageable pour la végétation. Des temps d’arrosage trop longs peuvent également provoquer cela. (voir autres faq) Une fuite dans le réseau peut également être la cause du problème. Il est donc impératif de contrôler tous les éléments du réseau.

J’ai des zones qui semblent ne pas être arrosées. Comment peut-on remédier à cela sans gros travaux ?

La première étape est de vérifier si tous les arroseurs fonctionnent correctement. Ensuite, il faut repérer les arroseurs qui couvrent ou qui pourraient couvrir ladite zone. Il est toujours possible de modifier les angles de ces arroseurs pour que le jet qui en sort couvre la zone plus sèche. Il est également possible sur certains arroseurs de modifier la buse pour augmenter le rayon d’arrosage. Il faut alors s’assurer que le débit de la source d’eau a un débit suffisant. Il faut aussi rester cohérent avec les autres arroseurs afin que la pluviométrie reste uniforme. Tous les arroseurs alimentés par une même électrovanne doivent avoir un débit égal.
Si ces petites modifications sur l’arroseur ne suffisent pas pour résoudre le problème, le déplacement d’un ou plusieurs arroseurs est possible.
La dernière possibilité sera d’ajouter un arroseur. Encore une fois, il faut veiller au débit de la source d’eau. Si le débit est suffisant, le nouvel arroseur peut être ajouté à une électrovanne en place. Le débit de la source doit alors être au moins égal à la somme des arroseurs déjà alimentés par l’électrovanne plus l’arroseur qui est ajouté.
Si ce n’est pas le cas, il faut installer une nouvelle électrovanne. Il est nécessaire d’avoir encore une station de libre dans le programmateur pour câbler cette nouvelle électrovanne. La dernière étape est de tirer un nouveau câble pour faire le lien entre la nouvelle vanne et le programmateur.

J’ai un (ou plusieurs) arroseur(s) qui ne fonctionne(nt) pas. Comment peut-on retrouver la panne ?

La panne peut venir de différents éléments du système : le programmateur, une électrovanne, l’arroseur.
La première chose est de vérifier que l’on a de l’eau et de l’électricité. Le programmateur peut être sur OFF ou être endommagé. Avec un voltmètre, on peut vérifier que le programmateur fonctionne et « donne » du courant.
À l’autre extrémité du câble, on peut vérifier que le courant arrive et par conséquent que le câble n’est pas sectionné. L’électrovanne peut être ouverte manuellement pour vérifier que celle-ci s’ouvre et que la pression est suffisante.
Enfin, si, sur un même circuit, certains arroseurs fonctionnent et d’autres pas, il est fort probable que la cause est l’arroseur.
Il important de procéder par étapes et de ne faire varier qu’un paramètre à la fois lors des investigations.

Je désire installer un système d’arrosage. Quelle est la première étape lorsque l’on projette d’installer un tel système ?

Le point essentiel est l’eau. Il est impératif de savoir sur quelle source d’eau le système fonctionnera. Il existe deux types de sources d’eau : l’eau de distribution ou l’eau de pluie. Dans le premier cas, il faut s’assurer du débit disponible et de la pression. Dans le deuxième cas, il faut s’assurer de la quantité d’eau disponible. Pour un forage, pas de problème de quantité, seuls le débit et la pression de la pompe immergée sont à connaître.
Pour une citerne, il faut connaître : sa capacité, les caractéristiques de la pompe en place, s’il y en a une et enfin la possibilité de remplir cette citerne avec de l’eau de distribution. L’arrosage fonctionnera lorsqu’il ne pleut pas et par conséquent la citerne ne se remplit pas durant cette période.
Pour mesurer le débit disponible, il suffit de mesurer le temps de remplissage d’un grand seau ou de tout autre réservoir. Connaissant le volume d’eau apporté dans un temps mesuré, le débit [m3/h ou L/min]. Si une pompe est déjà en place, les caractéristiques peuvent être retrouvées sur la plaquette signalétique de la pompe.
Le point suivant est l’énergie. Si une pompe est nécessaire, elle devra être alimentée électriquement. La source de courant devra alors être suffisamment puissante pour les besoins de la pompe.
Dans le cas d’une automatisation du système, le programmateur nécessitera également du courant.
Sur base de toutes ces informations, des choix techniques pourront être réalisés et une étude pourra être faite.

Je pense arroser trop (ou trop peu). Comment peut-on calculer la quantité d’eau à apporter au sol ?

Le besoin en eau du sol est résultat du bilan entre les pertes et les gains en eau. Les pertes sont : l’infiltration de l’eau dans le sol, l’évaporation de l’eau au niveau du sol et la transpiration des plantes. Les deux derniers points sont plus communément appelés « évapotranspiration ». Cette valeur n’est pas aisément calculable, mais elle peut être fournie par un service météo régional.
Sur base de cela, quelques grands principes peuvent être néanmoins pris en compte :
Les besoins en eau seront plus grands pour des zones fortement exposées au soleil et/ou au vent. Un sol nul de couleur foncée tel que le sol d’un parterre de fleurs séchera beaucoup plus vite. Un sol en pente profitera beaucoup moins des pluies et séchera donc plus vite.
Lorsque le temps est chaud mais relativement humide, les besoins des plantes sont moins importants.
Il existe des systèmes de stations météo, de sondes, qui peuvent aider à quantifier les besoins en eau des plantes. Mais le bon sens reste un outil de décision important : ne pas arroser si la météo prévoit de la pluie pour le lendemain, ne pas arroser les zones ou il n’y a plus de plantes qui le nécessitent, et dites-vous que de manière générale le gazon est surarrosé.
Ces différents points vous feront gagner de l’argent en économisant de l’eau et de l’électricité et participeront à un respect de l’environnement.

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Deux approches sont possibles : la théorie et la pratique. Le mieux est de confronter ces deux valeurs. Cette comparaison permet d’établir une notion de rendement du système.
En pratique. L’expérience consiste à mesurer la pluviométrie en différents endroits, et plus principalement aux endroits qui semblent plus critiques. De simples pluviomètres ou tout autre récipient d’ailleurs (attention tous les récipients doivent être les mêmes) sont installés à raison de un par mètre carré environ. Les volumes recueillis dans les récipients sont ensuite mesurés après un cycle d’arrosage normal. Les volumes doivent idéalement être identiques dans toutes les zones. Pour calculer la pluviométrie recueillie avec un récipient non gradué, il faut diviser le volume d’eau recueilli [en m3] par la surface du récipient [en m2] et multiplier ce chiffre par mille. On obtient ainsi une valeur en millimètre.
En théorie. D’après les fiches techniques des arroseurs, il est possible de retrouver le débit et la portée des arroseurs. La quantité d’eau apportée au sol est égale au volume d’eau débité par l’arroseur [en m3/h] divisé par la surface couverte par l’arroseur [en m2], multiplié par mille pour obtenir une pluviométrie en mm/h. Ce chiffre doit être multiplié par le nombre d’arroseurs qui influencent la zone à laquelle on s’intéresse : en général trois.
Ces deux approches doivent fournir une valeur identique à un coefficient de rendement près. En effet, la différence est due aux pertes par le vent, aux inexactitudes des valeurs utilisées, aux pertes dues par un mauvais fonctionnement d’un arroseur… C’est le rendement de votre installation.
Il est important de maximiser ce rendement afin d’économiser de l’eau, de l’électricité et ainsi de respecter au mieux l’environnement.

Je suis intéressé par l’installation d’un programmateur pour mon système d’arrosage. Que peut-il m’apporter ?

Un programmateur va permettre de planifier l’arrosage. Il permet donc d’arroser la nuit (beaucoup plus profitable pour la plante) et lorsqu’on s’absente. Certains peuvent être équipés d’une sonde (capteur de pluie, de vent, de gel) afin de rendre l’arrosage tout à fait autonome. Il existe une très grande gamme à des prix très démocratiques. Les programmateurs se distinguent par le nombre de stations (d’électrovannes) qu’ils peuvent piloter, par la possibilité de connecter des accessoires (sonde, pluviomètre, commande radio, liaison téléphone…), par la possibilité de montage en extérieur…

Pourquoi purger le réseau pour l’hiver.

L’hivernage est nécessaire pour tous les composants de votre système d’arrosage automatique. En effet, l’eau a la particularité d’augmenter de volume lorsqu’elle commence à geler. Ce phénomène a lieu juste sous 0 dégré celcius. On comprend dès lors les dégats que cette poussée peut occasionner sur les composants du système d’arrosage. Eclatement des corps de pompe, fissures dans les pots d’arroseur,… L’eau doit donc être chassée des pompes, vannes, conduites et arroseurs à l’aide d’un compresseur. L’air remplace ainsi l’eau.

Qu’est-ce qu’une électrovanne ?

Une électrovanne est une vanne dont l’ouverture et la fermeture sont commandées électriquement. Elle peut être normalement fermée ou normalement ouverte. Une électrovanne normalement fermée (modèle le plus courant) a besoin de courant (24V ou 220V) pour s’ouvrir.

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